À vous toutes, filles de sorcières

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À vous toutes, filles de sorcières.

Quand je pense à toutes ces pionnières, ces femmes sauvages unies à la terre. Toutes ces sages-femmes, herboristes et guérisseuses. Quand je pense à toutes ces soi-disant sorcières qui ont brûlé sur le bûcher. Celles qui, ni mariées à un homme, ni mariées à Dieu, avaient choisi de vivre autrement, indépendante, autonome. Un passé qui peut nous sembler si lointain… pourtant il me semble que c’était hier. 

La chasse aux sorcières a perduré entre 1450 et 1700. On estime qu’une centaine de milliers de femmes furent tuées, condamnées à la mort faute de conformisme; c’était des sorcières. Ces femmes détenaient un savoir qui se voulait réservé aux hommes; la médecine. Souvent, les trois générations périssaient sous les flammes. Oh non qu’il aille fallu que ce gène, émancipant les femmes du pouvoir masculin en place, se reproduise.

Des centaines de milliers de femmes. Torturées. Brûlées. Des petites filles. Des grand-mères. Oh non qu’il ait été concevable que ce savoir, passé de femme en femme, soit bon aussi pour les hommes!? Croyait-t-on que, tout comme la gent masculine, les femmes imposeraient leur domination sur le monde avec la prétention d’être les uniques détentrices des connaissances et du savoir? Il faut voir clair; cela n’a jamais été le cas. Un rapide cours d’histoire vous fera comprendre la nature du pouvoir au féminin.

L’avènement de la médecine que nous connaissons aujourd’hui concorde avec cette destruction de la sagesse des femmes. Un attentat à l’extinction du féminin sacré. Des connaissances transmises de génération en génération, d’utérus à utérus, de femme en femme. Cette persécution poussée par la peur, non mais tellement grande, que le pouvoir des femmes soit plus grand et plus dangereux que celui des hommes. Si menaçant pour le patriarcat. 

Comme on peut le lire dans Le livre des symboles d’Ami Ronnberg, la sorcière «[…] nous conduit à notre vraie nature. Elle fait bouger les choses, touille la marmite, est instigatrice et matrice d’odyssées et de transformations fatidiques. Et si elle se manifeste dans nos tendances stupéfiantes, elle est également la terre étrange de notre restauration. »

Connectée à l’œil lunaire par son miroir magique, sa boule de cristal et son chaudron circulaire, l’emblème de la sorcière nous ramène au principe féminin. Que ce soit pour rappeler le nid dans son utérus, la pleine lune de son ventre gonflé de vie ou par son cycle menstruel qui respire en harmonie avec les lunaisons, elles sont toutes une. Elles ont une connexion mystique avec la nature. Elles sentent, perçoivent et créent la vie. Leur corps est le berceau de chaque être humain sur terre. Ce savoir inné que chaque femme porte en elle ne devrait pas effrayer, au contraire, mais rassurer que tant et aussi longtemps que les femmes seront, la vie pourra se reposer en elles et se laisser bercer par ses vagues maternelles. 

Cette grandeur d’âme est la nôtre, à tous les êtres humains. C’est en s’unissant que le principe féminin et que le principe masculin retrouveront toute la beauté de leur puissance.

Aujourd’hui, je fais appel à toi, belle sorcière. Laisse ton intuition te guider sur le chemin de la vie. Célèbre la femme sauvage en toi à sa juste valeur. Rugis ton plaisir autant que ta colère, sans gêne et sans honte. Parlons notre vérité, ensemble. Émancipons-nous de cette peur, si lointaine, mais encore si présente, de périr sur le bûcher. 

 Tu es valide, tu es créatrice, tu es puissante et ta plus grande force réside à l’intérieur de toi. Ne l’oublie jamais!

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